La communauté herpétologique du Jaizkibel reste à étudier en profondeur, cependant les observations collectées ces 30 dernières années permettent de montrer l’existence d’un ensemble d’espèces provenant principalement du continent européen. Les reptiles, avec au moins dix espèces, trouvent ici un habitat relativement diversifié qui les favorise. Les quatre espèces d’amphibiens identifiées dépendent de l’abondant mais fragile réseau hydrologique constitué de petits cours d’eau superficiels, en particulier sur le versant nord du massif.

L’habitat des amphibiens
Les bassins près des cours d’eau permanents sont l’habitat dont dépend principalement la reproduction de toutes les espèces d’amphibiens. La disponibilité d’eau permet aux têtards de prolonger leur séjour avant de se métamorphoser. Les têtards de l’alyte accoucheur sont les mieux adaptés à cette situation, pouvant même passer plus d’un hiver dans l’eau.

L’habitat des reptiles
Dans les affleurements et les falaises habite l’espèce la plus commune, le lézard catalan, lieu où l’on trouve également ses prédateurs, les coronelles lisses. Le lézard des murailles s’isole dans les zones les plus boisées où il cohabite avec le lézard vert et la rare vipère de séoane. Dans les zones humides telles que les buissons de bruyères et les ajoncs ainsi qu’à l’intérieur des bosquets se cache la couleuvre d’esculape. A proximité des cours d’eau et des prairies inondées, la Couleuvre à collier s’attaque à l’abondante population des crapauds communs.

A la recherche du lézard
Il y a plus de 30 ans fut capturé un spécimen de lézard de Schreiber, espèce non revue depuis. Le Jaizkibel serait son dernier réduit au nord-est de la péninsule ibérique où l’habitat: berges rocheuses des cours d’eau, roseaux inondés, landes fraîches et fougères, reste favorable pour cette espèce de lézard. Mais l’abondance de son concurrent naturel, le lézard vert, ne favorise pas sa présence qui est guettée, avec avidité, par les chercheurs.